Le chemin parfois semé d’embûches du diagnostic

Umfrage Diagnose

À propos des résultats de l’enquête sur les rhumatismes inflammatoires

La Ligue suisse contre le rhumatisme a demandé à des patients souffrant de rhumatismes combien de temps s’était écoulé entre leur première consultation et l’établissement d’un diagnostic définitif. Un diagnostic précoce suivi du commencement rapide d’une thérapie médicamenteuse augmente les chances de succès du traitement, surtout dans le cas de rhumatismes inflammatoires. Quelque 400 personnes habitant dans toute la Suisse ont répondu à l’enquête. Nous remercions les participantes (84%) ainsi que les participants (16%).

La spondylarthrite ankylosante bonne dernière

Deux tiers des participants atteints de spondylarthrite ankylosante (67%) indiquent que plus de deux ans se sont écoulés jusqu’au diagnostic définitif. Ce résultat confirme l’évaluation actuelle d’une enquête menée simultanément par la Société suisse de la spondylarthrite ankylosante à laquelle ont participé un millier de personnes. Cette enquête a fait apparaître que 69% des personnes interrogées avaient attendu plus de trois ans entre l’apparition des premiers symptômes et l’établissement d’un diagnostic.

La polyarthrite rhumatoïde et l’arthrite psoriasique font un peu mieux

Les réponses des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde et d’arthrite psoriasique sont un peu plus réjouissantes. Une bonne moitié des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde ont obtenu un diagnostic en moins de six mois. Un quart des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et la moitié des patients atteints d’arthrite psoriasique ont en revanche dû patienter plus de deux ans.

Polyarthrite rhumatoïde, des symptômes au diagnostic

51%, moins de 6 mois
13%, 6 à 12 mois
7%, 1 an à 1 an 1/2
2%, 1 an 1/2 à 2 ans
27%, plus de 2 ans

Arthrite psoriasique, des symptômes au diagnostic

22%, moins de 6 mois
16%, 6 à 12 mois
19%, 1 an à 1 an 1/2
0%, 1 an 1/2 à 2 ans
44%, plus de 2 ans

Arthrite juvénile idiopathique

En cas d’arthrite avant l’âge de 16 ans, on parle d’arthrite juvénile idiopathique. Il s’agit d’un tableau clinique à part entière, qui se distingue de la polyarthrite (rhumatoïde). Seules 10 personnes atteintes d’arthrite juvénile idiopathique ont participé à l’enquête. Si ces chiffres sont par conséquent moins exhaustifs, ils suggèrent néanmoins un travail rapide des pédorhumatologues. 70% des enfants et des adolescents concernés attendent moins de six mois avant d’obtenir un diagnostic. 

Autres informations sur l’enquête

Vous souhaitez en savoir plus sur les résultats de l’enquête? Vous trouverez sous le point de navigation «Téléchargements» le communiqué de presse correspondant ainsi qu’une analyse graphique.

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